Les Revendications

  • Une Politique Écologiste et Sociale

    Nous exigeons :

     

    • La mise en place de quotas sur la consommation des ressources (eau, électricité, essence,...) calculés par rapport aux besoins de chaque individu. La consommation en dessous des ces quotas devra être abordable financièrement, mais tout dépassement entraînerait une surtaxe très forte et punitive, évitant ainsi de désavantager les foyers les plus modestes qui ne sont pas ceux qui polluent le plus.
    • Un soutien financier important aux projets de décroissance et aux initiatives écologistes.
    • Un rétablissement de la vérité sur la situation environnementale locale et globale. Nous demandons une transparence complète et des réponses concrètes très rapidement.
    • Des transferts d'emplois vers des secteurs plus écologiques. La transition et la décroissance nécessitent une formation et une relocalisation des employé.e.s des industries polluantes vers des entreprises éco-responsables. Non au licenciement des travailleurs et travailleuses. Oui aux transferts d'emploi sans perte de salaire. Le nombre d'agriculteurices doit être multiplié par deux d'ici 2030 (pour favoriser la main d’œuvre plutôt que les machines).
    • La création d'emplois dans la recherche sur les énergies renouvelables, dans les entreprises locales et dans l'ingénieurie du bâtiment de manière à favoriser la transition écologique.
    • La défense d'un revenu d'existence permettant de se soustraire au salariat imposé (revenu minimal nécessaire et revenu maximal suffisant).
    • De favoriser la rénovation (notamment énergétique) des habitats plutôt que leur destruction et remplacement, en augmentant les aides publiques et en améliorant l’accompagnement dans ces rénovations.
  • Préservation de l'Environnement et de la Biodiversité

    Nous exigeons :

     

    • Des investissements massifs dans la préservation des écosystèmes en perdition (rivières, zones humides, forêts, etc.), et la création de nouvelles personnalités juridiques donnant lieu à droit de la nature et des sanctions à l'égard de ceux qui violent ce droit essentiel (multinationales et entreprises polluantes).
    • Un renforcement du contrôle des eaux usées, notamment en période de grandes pluies.
    • La création de zones naturelles sanctuarisées où seuls les scientifiques et spécialistes auront le droit de pénétrer pour une préservation à l'extrême (réservoir de biodiversité autogéré).
    • La protection et la reconnaissance de nombreuses espèces dites "nuisibles" comme étant d'utilités sanitaire et environnementale, ansi que la régulation des écosystèmes par la réintroduction de prédateurs naturels (renards : moins de rongeurs ravageant les cultures, loups : gestion naturelle des populations de sangliers, chevreuils...).
    • La suppression des pesticides dans l'entretien des parcs et jardins, ainsi que des plus dangereux dans les champs.
    • L'instauration d'une campagne de préservation et de réintroduction des insectes (notamment des abeilles pour la pollinisation, essentielle à la survie de l'écosystème - partenariat national avec le projet SPIPOLL qui propose un suivi photographique des insectes pollinisateurs).
    • L'interdiction d’élevages pour la chasse (transmission de maladies aux animaux sauvages).
    • Une gestion plus durable des forêts de culture.
    • L'interdiction des éclairages publics dans les espaces verts et les parcs.
    • Une diminution drastique de la pêche marine, notamment avec l'interdiction du chalutage de fond et avec la protection d'espèces vulnérables ou en voie d'extinction (en France par exemple,le saumon Atlantique, la morue franche et le thon rouge du Nord). Interdiction de la pêche au Dispositif de Concentration de Poisson qui ne permet de pêcher que des poissons encore non arrivés à maturité et qui épuise les ressources océaniques.
    • La réduction progressive mais rapide du labourage de fond détruisant la vie des sols au profit d'une agriculture raisonnée et durable.
    • L'arrêt de l'expansion des zones bétonnées qui grignotent les terres agricoles (l'équivalent d'un département tout les 11 ans), ce qui augmente le phénomène de ruissellement et d'inondation. De plus, le réchauffement climatique pourrait avoir un impact beaucoup plus important dans les villes à cause de l'inertie thermique du béton (actuellement des augmentations allant jusqu'à +8°C dans les villes en temps de canicule par rapport aux campagnes).
  • Arrêt des Infrastructures Inutiles, Coûteuses et Polluantes

    Nous exigeons :

     

    • L'arrêt immédiat du projet Montagne d'Or en Guyane. La mine d'or se situe dans une réserve biologique, elle polluera énormément (par an : 3300 T. de cyanure, 3300 T. de chaux, 100 T. de Nitrate d'argent, 1800 T. de méthabisulfite de sodium, 60 T. de sulfate de cuivre, 84 T. de soude, 20 T. d'acide sulfurique), produira 50% de l'empreinte CO2 de la Guyane, créera des emplois possiblement non-locaux (seulement 750) et pourrait s'avérer non-rentable. Tout ça pour une estimation de seulement 6.7 T. d'or par an et ce durant 12 ans. Ce projet n'est pas une activité durable pour la Guyane !
    • L'abandon d'Europacity, un projet démesuré sur des terres agricoles (80 hectares de terres agricoles bétonnées) dans une région déjà saturée d'hypermarchés, qui va générer de nombreux trajets polluants et qui est contraire à tous les engagements de la COP21 qui s'est tenue à 2 km à peine. Ce projet est extrêmement coûteux : 3,1 milliards d’euros, auxquels sont ajoutés 1 milliard d'euros publics pour la gare. Nous refusons la mise en place de projets de loisir complètement insensés au vu de la situation environnementale, une piste de neige artificielle qui permettrait de skier en plein été, des parcs d'attractions, tout cela sous couvert de marketing au goût de GreenWashing.
    • Le retrait définitif des deux pistes supplémentaires de l'aéroport Saint-Exupéry. Les pistes prévues sont en pleine zone urbaine et agricole et elles ne sont pas nécessaires : beaucoup d'autres aéroports ont seulement 2 pistes et une bien meilleure fréquentation et la loi prévoit qu'un avion ne peut pas décoller en même temps qu'un autre atterrit.
    • L’arrêt du projet de l'Anneau des Sciences, contournement Ouest du périphérique lyonnais, qui favoriserait l'usage de la voiture dans un espace où a été votée une Zone à Faible Émission visant à favoriser les modes de transports alternatifs, sans parler du prix de cet ouvrage composé en grande majorité de tunnels (~2.5 Mds d'euros). De plus, de nombreuses études comme celle de l'entreprise TTK montrent qu'une requalification de l’A6/A7 en diminuant leur trafic, couplé au fait de favoriser les transports en commun, serait une bien meilleure alternative au vu des enjeux des prochaines années.
    • L'abandon définitif du projet Center Parcs de Roybon. Ayant été relancée le 21 novembre, cette initiative agissant sous couvert de greenwashing met en danger des espèces de poissons protégées, dégrade la faune et les ruisseaux aux alentours, détruit tout un éco-système forestier (150 hectares) et ne crée que des emplois précaires (460). De plus, le système économique de ce lieu est en autarcie, il n'y a aucun lien avec les communes et commerces locaux dans les autres centres. Ce projet serait également responsable d'une pollution non négligeable et d'une énorme consommation d'eau : passage important de voitures de touristes, bulle géante maintenue à 29°C, piscine, jacuzzi. L'ensemble devait être financé à hauteur de 4,7 millions d'euros par la région.
  • Sanction des Industries Polluantes

    Nous exigeons :

     

    • Une demande de dommages et intérêts en réponse à la pollution des nouvelles activités économiques, commerciales et hôtelières sur le territoire de la métropole (montant = réparation).
    • Une pénalisation par l'Etat des entreprises pratiquant l'obsolescence programmée, qui participe grandement à la surconsommation.
    • Une pénalisation sévère des entreprises ou multinationales détruisant les invendus et la mise en place de moyens de redistribution.
    • Une pénalisation du suremballage.
  • Éducation à l'Écologie

    Nous exigeons :

     

    • La mise en place d'espaces verts et de potagers dans les établissements scolaires. La formation des enseignant.e.s et des élèves à la gestion de potagers, à la préservation des écosystèmes et au compost.
    • Des cours de biodiversité pour sensibiliser à l'écologie et la création d'un micro-écosystème autour de l'établissement scolaire pour apprendre à y apporter et en retirer des choses sans le mettre en dange. Cet enseignement devra durer 1h par semaine, de l'école maternelle au collège.
    • Un encouragement à l'utilisation de protections hygiéniques lavables ou cups dès le collège, les tampons/serviettes étant cancérigènes et extrêmement polluants.
    • La mise en place de sorties scolaires de découverte nature au collège et dans les lycées généraux.
    • Une sensibilisation au circuit de consommation et à la place que chaque individu y prend (alimentation, production de déchets, consommation d'énergie).
    • La réintégration d'apprentissages manuels non-genrés dans les filières générales (couture, cuisine, jardinage, bricolage, mécanique, etc.).
    • Le développement de formations publiques d'agroécologie et d'agriculture biologique, ainsi que l'intégration beaucoup plus importante des notions d'écosystème et de biodiversité dans les formations en agriculture conventionnelle.
    • De faire de l'environnement et de la durabilité des points centraux des formations supérieures (notamment en BTS, DUT,  écoles d'ingénieurs, écoles de commerce, facultés de sciences et cursus de droit ou de géographie).
  • Reconnaissance Symbolique

    Nous exigeons :

     

    • L'entrée immédiate de la France dans un État d'Urgence Environnementale.
    • L'intégration de l'écologie à l'Article Premier de la Constitution  : "La France est une République indivisible, laïque, démocratique, sociale et écologique."
    • La définition constitutionnelle des ressources naturelles comme biens communs et non privés.
  • Diminution de la Pollution et Gestion des Déchets

    Nous exigeons :

     

    • La création d'un service public de tri des déchets, la mise en place d'aides pour les centres de tri à se moderniser afin de leur permettre de respecter les réglementations déjà en vigueur et la déprivatisation du milieu (la gestion des déchets n'étant pas censée produire de bénéfices si elle est faite comme il faut).
    • L'ajout des déchets en tant que propriété publique entre leur dépôt et leur récupération par des entreprises tierces, afin de permettre la réutilisation et la remise en fonction des objets, notamment électroniques.
    • La mise en place de consignes pour les bocaux et les bouteilles.
    • L'instauration d'une poubelle de tri par type de déchet (papier, métal, plastique..), système plus efficace pour l'utilisateur et les employés qui sont chargés du tri.
    • Le réinvestissement dans des locaux communs pour les besoins quotidiens, notamment dans des résidences (machines à laver, repassage, four, etc).
    • Privilégier la réparation aux décharges (associations de réparation d'électroménager), nptamment par l'ouverture d'ateliers comme les "fablabs" avec des outils et du matériel spécialisé en libre accès pour toustes.
    • La diminution drastique, voire l'interdiction, de la publicité dans les lieux publics. Le changement d'affiche extrêmement courant (2 ou 3 fois par semaine) provoque des déchets et des coûts de transports. Les panneaux numériques, quant à eux,  consomment 5 200 Wh et sont allumés en permanence (les écrans dans les stations de métro ont ainsi une consommation annuelle égale à celle de 2 foyers moyens) ; ils utilisent de plus des métaux dont l'extraction est extrêmement polluante.
    • L'interdiction immédiate des plastiques à usage unique tels que les couverts en plastique, les coton-tiges, les gobelets, les pailles, les touillettes et tous les objets du même type, ainsi que certains types d'emballages non recyclables comme les films plastiques fins ou les gourdes type compotes individuelles.
    • La mise en place de récompenses envers les collectivités engageant un processus Zéro Déchet par une économie circulaire, la création de compost collectif, le recyclage ou la consignation.
    • L'installation de bacs de compost dans tous les quartiers, la demande étant grandissante et le nombre de composts et Jardins Solidaires insuffisants.
  • Vers une Autonomie en Alimentation et en Ressources des Régions, Départements et Localités

    Alimentation

    Nous exigeons :

     

    • Le retour à une alimentation éco-responsable, biologique et locale dans les cantines scolaires, notamment grâce à une diminution de la quantité de viande et de poisson, dont la production pollue et coûte cher, au profit d'une nourriture de meilleure qualité et plus végétale.
    • Un soutien financier aux projets d'agriculture locale, biologique et non industrielle (AMAP, coopératives bio, etc.) et une augmentation des soutiens financiers pour la transition d'une agriculture conventionnelle vers une agriculture biologique. Dans un second temps, un arrêt du soutien financier à l'agriculture conventionnelle.
    • L'encouragement des circuits courts pour les restaurants scolaires et les particuliers.
    • La réalisation massive d'espaces verts et la plantation d'arbres divers dans les rues, notamment des arbres fruitiers de manière à procurer une source de nourriture libre et accessible à toustes.
    • La mise en place de jardins collectifs sur les toits des immeubles et sur les terrains vacants.
    • Une aide au développement des épiceries solidaires.
    • La distribution gratuite des produits proches de leur date de péremption aux plus nécessiteux.

    Énergie et eau

    Nous exigeons :

     

    • L'engagement des réformes nécessaires à une division de la consommation énergétique des collectivités par deux d'ici 2030.
    • La mise en place de bâtiments autonomes en énergie (panneaux solaires, éoliennes, poêle à granulés, isolation thermique).
    • La récupération d'eau de pluie pour les chasses d'eau dans les nouvelles constructions.
    • Un encouragement à l'usage de l'eau de pluie plutôt que de l'eau potable l’arrosage.
    • Une sensibilisation à la réutilisation, au partage et à la réparation des objets, afin d'encourager une diminution de la consommation.
    • L'arrêt de la mise en place de climatisations contre-productive à l'échelle globale et de radiateurs électriques (chers sur le long terme, risque d'incendie, bilan carbone atroce, dépendance au parc nucléaire car augmentation massive de la consommation en hiver) au profit d'une meilleur isolation et de plus de végétation.
    • L'incitation à l'autoconsommation et à la réappropriation des moyens de production énergétique par les citoyens (favoriser les coopératives).
    • La diminution drastique des éclairages publics, qui consomment beaucoup d’énergie et ont des impacts néfastes sur la santé (les lumière bleues et froides ont des impacts sur le sommeil et la dépression). Nous demandons l'application immédiate de la loi du 12 juillet 2010, de l'arrêté du 25 janvier 2013 et de la circulaire du 5 juin 2013 qui consistent à éteindre les illuminations des façades des bâtiments au plus tard à 1 heure du matin. Les éclairages des vitrines devront être suspendus entre 1h et 7h du matin.
  • Des Transports Sociaux et Moins Polluants

    Nous exigeons :

     

    • La baisse drastique des tarifs des transports collectifs ruraux dans les déplacements pendulaires vers la ville-centre, couplée à des zones sans voitures et à des pistes cyclables dans le centre des grandes agglomérations.
    • L'instauration de tarifs sociaux plus larges pour les personnes avec peu de moyens.
    • La mise en place d'un réel réseau de pistes cyclables dans les métropoles et l'application dès maintenant de la loi LAURE du 30 décembre 1996.
    • La création de lignes de RER entre les agglomérations à des fréquences suffisantes (Par exemple, entre Lyon et Saint-Étienne, des trains toutes les 15 minutes en heure de pointe).
    • La réouverture des petites gares dans les zones enclavées où la voiture est devenue indispensable.
    • L'augmentation de la quantité de voies dédiées aux transports publics afin de permettre une plus grande ponctualité et un réseau plus rapide.
    • La réalisation de plans de déplacement urbain et rural pour cibler les besoins des consommateurs et mieux y subvenir.
    • La reprise des petites lignes de train avec des rames plus petites, voire une diminution du confort si besoin est (suppression de la 1ère classe).
    • La création des lignes de bus électriques sur demande des habitants des zones peu habitées et ne disposant pas de lignes de train ou de réseau de bus régulier.
    • La réduction drastique du transport aérien (tout vol intérieur disposant d'alternative par chemin de fer en moins de 4h doit être interdit).
    • La réalisation d'études et d’essais pour un retour du commerce maritime à la voile (bien moins polluant et plus vivable pour la faune marine, notamment les cétacés).

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